Longtemps, l’imprimerie n’utilisa l’accent grave que sur le « a » ou sur le « u ». Ce n’est qu’au siècle des Lumières, en 1740, en pleine évolution française, qu’on décida de changer l’orthographe de plusieurs milliers de mots et de surmonter d’un accent grave « père », « allègre », ou encore "évènement"…
Or, l’imprimeur de l’Académie Royale se trouva fort dépourvu quand l’avis fut venu : l’impétrant n’avait pas fondu assez de « è »… Vite à court, il piocha dans son stock de « é »… et devint ainsi le premier créateur d’événement !
La morale de cette histoire serait toute toulousaine : pour faire bonne impression, mieux vaut avoir du caractère, et surtout l’accent !
Après cette panne des Lumières, il fallut attendre des lustres pour qu’une réforme du Conseil Supérieur de la Langue Française réparât l’injustesse. Dans la liste des graphies rectifiées au Journal Officiel, en décembre 1990, on note ainsi l’acte de renaissance d’évènement, aux côtés des cèleris douçâtres, du vadémécum ou du globetrotteur. (Près de 300 mots révisés d’un coup : une sacrée descente aux JO d’hiver !).
Au bout du compte, la règle confirme l’acception et les deux orthographes sont aujourd’hui admises, qu’on se le dise !
Chez CDV Événements, notre choix était fait : le tout-à-l’aigu. Mais une nouvelle piste s’est dessinée… Entre le grave et l’aigu, on pouvait aussi jouer dans le médium, et concilier tradition et modernité. Bref, réinventer l’évēnementiel. On y est.
PS : Dans notre prochaine lettre d’information, nous traiterons de l’accent sur le E majuscule. Il est encore temps de vous désabonner.